En savoir plus

Nouvelles techniques

accDepuis 2013, les oncologues radiothérapeutes de l’ICSM ont développé les traitements  de radiothérapie par modulation d’intensité – technique Arcthérapie.

Cette technique est maintenant rentrée en routine pour les localisations ORL, prostatiques et la plupart des localisations pelviennes comme préconisé par les différentes sociétés savantes. Elle est utilisée dans certains cas d’irradiations comportant des volumes complexes.

 

Qu’est-ce-que la radiothérapie par modulation d’intensité (RCMI) ?

La RCMI est une évolution récente de la radiothérapie conformationnelle. Elle  a été rendue possible grâce à de nouvelles avancées de l’informatique.

 

La préparation est plus complexe car elle repose sur le principe du planning inverse. En pratique, après délinéation des volumes tumoraux et des organes à risque sur le scanner de simulation, l’oncologue radiothérapeute fixe la dose à atteindre dans la tumeur et la dose à ne pas dépasser dans les organes sains. Les physiciens recherchent la solution dosimétrique optimale à partir des propositions faites par le logiciel de planification.

Cette technique est exigeante en terme d’assurance qualité et en temps de préparation.
Elle est indiquée selon les sociétés savantes:

  • Dans les cancers de la prostate où elle permet d’augmenter les doses d’irradiation tout en réduisant l’irradiation du rectum et de la vessie,
  • Dans les cancers de la tête et du cou où elle permet de réduire la dose d’irradiation reçue par les glandes salivaires. La sécrétion de salive est mieux préservée ce qui favorise la préservation dentaire,
  • Dans les irradiations complexes des régions ganglionnaires de la région pelvienne

En 2017, l’ICSM s’est équipé d’un nouvel accélérateur Varian : le TRUEBEAM. En plus  de la radiothérapie conformationnelle avec modulation d’intensité par Arcthérapie, le TRUEBEAM permet de réaliser des traitements en Radiothérapie stéréotaxique.

Qu’est-ce-que la Radiothérapie stéréotaxique ?

La radiothérapie stéréotaxique est une technique de radiothérapie externe de haute technicité qui consiste à irradier des volumes de petites tailles (habituellement jusqu’à 5 cm voire 7 cm dans certains cas) à forte dose. Pour ce faire, on utilise de multiples faisceaux de traitement qui convergent tous vers la cible à traiter. La dose est concentrée au sein de la tumeur permettant un effet radio-ablatif à l’instar de la chirurgie (mais sans incision ni exérèse de tissu) et décroit très rapidement au-delà afin de protéger de façon optimale les organes à risque.

La radiothérapie stéréotaxique nécessite un repérage très précis de la tumeur souvent basé sur plusieurs examens complémentaires. Elle implique une précision millimétrique tant de la position du patient que de la tumeur et des organes environnants. Des moyens d’immobilisation spécifiques sont utilisés. Un contrôle de la position du patient, de la tumeur et des organes alentours est réalisé avant et pendant le traitement. Pour les tumeurs mobiles, c’est à dire susceptibles de bouger avec la respiration, une maitrise des mouvements de la tumeur avec la respiration est indispensable. A l’ICSM nous utilisons un scanner 4D qui étudie les mouvements de la tumeur dans les 3 plans de l’espace (3D) en fonction du cycle respiratoire qui est donc la 4e dimension, et le système de Gating qui consiste à ne traiter que dans une phase prédéfinie du cycle respiratoire.

La radiothérapie en conditions stéréotaxiques peut être délivrée en 1 fraction unique usuellement appelée radiochirurgie ou en plusieurs fractions (2 à 10) définissant la radiothérapie hypofractionnée en conditions stéréotaxiques.

Initialement développée pour le traitement des tumeurs intracrâniennes, les indications de radiothérapie stéréotaxique se sont étendues aux pathologies extracrâniennes grâce aux innovations technologiques de ces dernières années, en particulier les lésions osseuses, pulmonaires et hépatiques, mais aussi certains cas de tumeur prostatique, de récidive ganglionnaire et de réirradiation.

icsm_varian